Trois outils pour mesurer, surveiller et informer
La modélisation : assurer une surveillance permanente et continue de la qualité de l'air à partir de la mise en service des tunnels et pour la durée de leur exploitation
En complément des campagnes de mesure, une surveillance permanente de la qualité de l'air par modélisation sera mise en place par AIRPARIF (La modélisation, comment ça marche ?). Cette technique de surveillance permettra :
- de disposer d'une évaluation pratiquement en temps réel de la qualité de l'air aux abords des infrastructures et sur l'ensemble du secteur surveillé,
- de vérifier le respect des normes de qualité de l'air,
- d'apporter au public une information simple et claire sous forme de cartes, facilement mises à la disposition de tous sur un site Internet. De tels outils de modélisation sont d'ores et déjà complètement intégrés au dispositif de surveillance de la qualité de l'air francilien et sont quotidiennement utilisés par AIRPARIF.
Une surveillance permanente dès l'ouverture du 1er tronçon
Dans le cadre de l’observatoire de l’A86 ouest, une surveillance permanente de la qualité de l’air par modélisation numérique sera disponible dès l’ouverture du premier tronçon. Il sera alors possible de disposer d’une évaluation sur l’ensemble du secteur surveillé et plus particulièrement aux abords des infrastructures, quasiment en temps réel (c’est-à-dire avec un différé de l’ordre de quelques heures par rapport à l’observation du trafic dans le secteur) et sous forme de cartes. L’observatoire par modélisation prendra en compte la mise en service successive de trois tronçons de tunnels qui composent le bouclage de l’A86 ouest et donc l’ensemble des modifications du trafic routier engendré par ce projet.
Ce type de surveillance intégrera la description précise et détaillée :
1- des données d’émissions et plus particulièrement du trafic local :- AIRPARIF dispose ainsi d’un cadastre des émissions de polluants atmosphériques en Ile-de-France (recensement qualitatif et quantitatif de ces émissions quelles que soient leurs sources : industries, trafic, activités tertiaires et domestique, naturelles, etc.).
- Les émissions de polluants liées aux transports routiers, y compris en sortie des tunnels, seront décrites grâce à une chaîne de calcul qui prend en compte les données de trafic en temps réel (fournies par le Service Interdépartemental de la Sécurité et de l’Exploitation Routière et les services de la voirie de Paris) et les caractéristiques du parc roulant francilien.
- Les émissions spécifiques des extracteurs associés aux tunnels seront établies en temps réel à partir des mesures de la qualité de l’air effectuées par Cofiroute dans les tunnels et des régimes de fonctionnement des ventilateurs. Des mesures ponctuelles d’émissions à la sortie des cheminées, réalisées par AIRPARIF, seront utilisées pour valider ces calculs.
2- de paramètres météorologiques : AIRPARIF utilise les prévisions et les observations de Météo France adaptées aux besoins des modèles de pollution.
3- et des données sur la pollution en provenance des zones limitrophes et importée sur le secteur de l’A86 ouest établies par le modèle national PREV’AIR.
Ce dispositif n’entrera en exploitation quotidienne qu’après une phase de validation des résultats. Cette validation sera effectuée par comparaison des résultats des modèles avec les données mesurées lors des campagnes de mesure réalisées avant et après chaque nouvelle mise en service d’un nouveau tronçon. De façon à fiabiliser le système mis en place, les campagnes de mesure dans le secteur d’étude seront répétées à intervalles réguliers. La fréquence de ces campagnes sera définie ultérieurement, notamment sur la base des premières observations.
» Télécharger le rapport "Mise en oeuvre d'un observatoire de la qualité de l'air - Bouclage de l'A86 à l'Ouest - Système de cartographie de la qualité de l'air " (Mai 2010 - 17,2 Mo)










